Archlinux : Day 2

9 avril 2012 5
Attention ! Ce post a plus de 1 an, ce qui signifie qu'il n'est pas forcément à jour !

Bon, dans l’article précédent, nous avons vu comment arriver à l’interface de connexion, maintenant, passons à la configuration directement en mode console de notre système.

I/ Mettre en Français (optionnel, mais peut être utile)

On va commencer par tout mettre en français, histoire de pas trop se perdre. Pour cela, il faut éditer le fichier

/etc/locale.gen

Puis enlever le commentaire qui est devant fr.FR.UTF-8

Enfin, on régénère le local en faisant la commande :

locale-gen

II/ Faire les mises à jour.

Oui, car comme vous avez pu le voir avec le nom de l’iso, c’est loin d’être quelque chose d’hyper récent qu’on a. Pour cela il faut utiliser pacman (package manager). La commande pour faire une mise à jour complète :

pacman -Syu

Exécutez, et vous allez avoir les bases de données de paquets qui vont se mettre à jour.

Puis le message :

Les paquets suivants devraient être mis à jour en premier : pacman

apparaît. Prenez bien soin de répondre NON (n), car cette mise à jour est un peu foireuse. Après cela, faites des “Oui” partout, ou appuyez sur entrée. Puis préparez à télécharger au moins 200 Mo.

Plutôt que d’attendre bêtement devant l’ordi, on va créer un utilisateur en même temps, et lui donner les droits root.

III/ Créer l’utilisateur

Sachant qu’on ne peut pas arrêter les mises à jour, ce qui serait un peu bête, on va changer de tty. Pour cela, faites “ctrl + alt + F2”, puis reloguez vous.

Pour ajouter un utilisateur, il faut faire la commande :

adduser

Puis renseignez le nom de l’utilisateur, laissez le UID par défaut, refaites entrée pour laisser dans le groupe utilisateur, puis ajouter les groupes suivants :

optical,lp,wheel,audio,network

Le véritable important dedans, c’est wheel, qui permet à l’utilisateur d’utiliser la commande sudo.

Puis faites “entrée” en vous laissant guider. Faites attentions, la demande du mot de passe se fait après que vous ayez donné vos infos persos (que vous n’êtes pas obligés de donner, bien sûr).

C’est bon, l’utilisateur est crée ? Parfait. Maintenant, il faut lui donner les droits root. Pour cela, taper la commande

visudo

Dans ce fichier, on determine qui a le droit à quoi. Et nous, on souhaite que tout le groupe “wheel” ait accès à la commande “sudo”. Donc pour cela, cherchez la ligne

# %wheel ALL=(ALL) ALL

qui est presque tout en bas, et décommentez là en vous mettant au début de la ligne et en faisant “x”, puis enregistrez en faisant

:w

et quittez en faisant

:q

Et voilà. Faites un ctrl + L pour nettoyez tout ça, et maintenant on va tester si tout s’est bien passé.

Pour cela, faites un

su votre_utilisateur

puis

cd

si tout va bien, parfait ! Maintenant, on va tester la commande sudo :

sudo pacman -Su

Vous allez avoir un avertissement, puis un prompt pour le mot de passe. Mettez votre mot de passe root. Normalement, ça devrait relancer le processus de mise à jour. Faites “non” à chaque fois.

IV/ Retour aux mises à jour.

J’espère pour vous que ça y est, c’est fini de l’autre côté. Si ce n’est pas le cas, il va falloir patienter un peu :-)

Pour les chanceux qui ont la fibre ou du 20 Megas, vous devez voir qu’il y a quelques erreurs :

filesystem : /etc/mtab est déjà présent dans le système de fichiers
initscripts : /etc/profile.d/locale.sh est déjà présent dans le système de fichiers.

Et ce truc qui fait peur :

Des erreurs se sont produites, aucun paquet n'a été mis à jour.

Bon, il ne faut pas paniquer, c’est juste que les deux fichiers plus haut sont recrées de zéro lors de la mise à jour. Il suffit de les supprimer et de relancer la mise à jour.

Faites donc un

rm /etc/mtab /etc/profile.d/locale.sh

Puis

pacman -Syu

De nouveau un “non”, puis des “oui” partout. A partir de là, pas besoin de retélécharger tout ce qui a été fait avant. Il va se contenter de tout installer directement, et heureusement ! Il suffit donc d’attendre.

C’est bon ? On passe à la suite alors, l’installation de votre premier paquet, et on va en profiter pour ajouter le son :-)

V/ Paquets et ALSA.

Alsa, c’est ce qui permet d’avoir du son, et il s’installe via le paquet alsa-utils.

Allons-y alors, mais tout d’abord on va redevenir un utilisateur claqque.

su votre_utilisateur
cd

Bien maintenant, on va installer ALSA

sudo pacman -S alsa-utils

Puis appuyez sur entrée pour confirmer. Maintenant, on va configurer le son. Tapez

alsamixer

Vous devriez avoir un truc qui ressemble à ça :

Voici comment ça fonctionne :

  • On utilise la touche “m” pour activer un périphérique
  • On utilise les touches haut et bas pour définir le volume.

Si vous savez pas trop quel périphérique utiliser, essayez de tous les activer, et de monter le son à fond. Pour tester si le son fonctionne, faites “Echap” pour sortir d’alsamixer, puis effectuez la commande suivante :

aplay /usr/share/sounds/alsa/Front_Center.wav

Ca devrait jouer un son. Si ce n’est pas le cas, il faut retourner jouer avec alsamixer.

Une fois que ça fonctionne, effectuez un

sudo alsactl store

Pour sauvegarder les paramètres, puis on va éditer le fichier de configuration pour que ce soit lancé au démarrage. Faites donc un

sudo nano /etc/rc.conf

puis ajoutez alsa à la liste des daemons, tout à la fin, comme cela :

DAEMONS=(hwclock syslog-ng network netfs crond alsa)

Enregistrez (ctrl + o + entree) et quittez (ctrl + x), et voilà :-)

J’espère que pour l’instant, tout se passe plutôt bien pour vous. La prochaine fois, on devrait voir une des parties les plus compliquées : l’installation de Xorg, et le choix d’un environnement de bureau. Je vous conseille d’ailleurs déjà de réfléchir, il y en a tellement !

A bientôt !


5 réponses à “Archlinux : Day 2”

  1. Adrien dit :

    Mais pourquoi ArchLinux? :-S

    • kai23 dit :

      Pour avoir le choix.
      Pour configurer le système selon tes envies.

      Pour booter en 15 secondes, car vu que tu es parti de la ligne de commande, tu as uniquement installé les choses qui te sont utiles :)

      Et enfin, un système beaucoup plus stable. Mon gnome a recommencé à planter sous ubuntu. Et puis, dès que quelque chose commence à partir en vrille, tu sais facilement comment résoudre le problème, car tu connais le module qui plante (vu que tu l’as installé !)

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